dimanche 29 juillet 2007

7232 voix pour Alternative Libérale aux législatives

Les élections législatives de 2007 étaient le premier scrutin pour Alternative Libérale, parti fondé en mars 2006. Première confrontation à l’électorat, avec comme programme l’application d’un libéralisme « grand angle ».
7232 électeurs (entre 0,2% et 1,5% des votes exprimés pour chacun des 40 candidats référencés) ont choisi un candidat AL, selon les résultats fournis par www.lefigaro.fr. Plutôt décevant à première vue. Il faut cependant avoir conscience du fait que ce parti n’a qu’un an, et qu’il sort de terre : il n’a pas été créé par des « anciens » d’un autre parti. Sa notoriété est donc totalement à construire.
On ne construit pas un parti en un an, mais plutôt en dix. Surtout avec des idées aussi mal connues que le sont les idées libérales en France. Il faut donc s’armer de patience, et garder espoir. Contribuer, aussi, à cette construction, nécessaire, d’un parti libéral en France.
Cette élection aura permis de commencer à faire connaître AL.
Parmi les raisons de ce faible score, il y a d’abord la vague UMP du premier tour : on peut noter que le FN, qui faisait lui aussi une campagne en se présentant comme un aiguillon pour la majorité, avec d'autres idées, a obtenu des résultats bien plus faibles que ceux qu'il espérait. S’y ajoute, pour AL, une certaine méfiance des électeurs vis-à-vis des nouveaux partis.
Par ailleurs, ces électeurs qui ont choisi d’apporter leur soutien aux candidats d’AL ont eu la chance de pouvoir le faire, et ils l’ont saisie ; certains autres, dont je suis, n’ont pu le faire, faute de candidat dans leur circonscription : il était impensable de trouver 1154 personnes (candidats + suppléants) pour se présenter.
Je tiens à féliciter l'ensemble des candidats, et l'équipe "support", pour leur courage à défendre le libéralisme, pour leur disponibilité, pour l’ensemble des ressources qu’ils ont mis au service de ce combat.
Bravo aussi à tous ceux qui ont construit ce parti depuis plus d'un an.
C'est une belle aventure, qui ne fait que commencer.

jeudi 5 juillet 2007

Le renard libre dans le poulailler libre ?

Une des « images-massues » employées contre les libéraux consiste à dire que le libéralisme, c’est « le renard libre dans le poulailler libre ». Autrement dit, que la liberté totale profite aux forts, au détriment des faibles. Cette image est fausse : le libéralisme prône la liberté d’agir tant que l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres, notamment au droit de propriété. Ce renard n’aurait donc pas à rentrer dans un poulailler sur lequel il n’a aucun droit. La liberté n’est pas le droit de faire ce que l’on veut, puisque, les ressources étant limitées, cela conduirait nécessairement à exercer un droit au détriment des autres. Personne ne peut donc effectuer un quelconque échange avec un autre sans son consentement. Et, de la même manière, il ne peut attenter à ses jours. Plus généralement, l’exercice de la contrainte, non seulement privée, mais aussi celle exercée par l’Etat, est combattue par les libéraux.
D’ailleurs, ceux qui utilisent cette image du renard libre dans le poulailler libre oublient souvent un intervenant : le fermier. Lui garde les poules au chaud, il les nourrit, mais c’est pour mieux prendre leurs œufs, et les manger elles-mêmes, au final. Et les poules n’ont guère les moyens de se défendre contre cet échange forcé. Le parallèle est troublant avec un Etat qui, en échange d’une tranquillité apparente, prélève une bonne part de ce que chacun produit, et effectue un nouveau prélèvement sur ce qui reste au moment de la mort…