vendredi 28 novembre 2008

Les contraintes étatiques : nécessaires pour développer une économie de l’environnement ?

Dans « De l’audace ! », Bertrand Delanoë souhaite rendre profitables les entreprises qui se développent sur le marché de l’écologie par des « contraintes » règlementaires et des « incitations fiscales », plutôt que de les laisser s’adapter à la demande réelle des consommateurs-citoyens.
Pour lui qui se dit libéral, on est bien loin du compte ! On rend en effet alors certaines entreprises rentables : celles qui sont dans les bons créneaux, déterminés par l’Etat. Elles ne se développent que parce que ces activités sont subventionnées ou rendues obligatoires par la loi. Cela ne veut pas dire qu’il y a création de richesse !
Ainsi, pour caricaturer, le fait de creuser un trou puis de le reboucher à l’identique ne crée aucune valeur : au final, rien n’a changé par rapport à la situation initiale (sauf si cette opération a servi de spectacle, ou d’exercice physique, par exemple ; mais nous ne nous plaçons pas dans de telles situations). Pourtant, cette activité pourrait très bien être subventionnée ou rendue obligatoire. Il pourra alors se former des entreprises basées sur cette activité, sans qu’il y ait pour autant création de richesse : ce n’est pas parce qu’il y a création d’entreprises qu’il y a développement économique !
Au contraire, s’il y a une demande réelle, solvable, alors il y aura bien développement d’un marché. Mais il n’y aura alors pas besoin d’intervention étatique.
Ainsi, l’intervention de l’Etat en ces domaines est soit inutile, soit nuisible.
C’est le principe de la responsabilité individuelle qui doit apporter la réponse aux problèmes environnementaux.

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