mardi 22 décembre 2009

GL devient le Mouvement de Libéraux de Gauche (MLG)

Nous avons déposé hier les statuts du Mouvement des Libéraux de Gauche.

David Poryngier en est le président, François Delpeuch le trésorier, et j'en suis le secrétaire général.

Le Mouvement des Libéraux de Gauche est une nouvelle formation politique qui veut rassembler tous les libéraux de progrès, libéraux de gauche, libéraux-libertaires et autres sociaux-libéraux qui ne trouvent aujourd'hui aucune tribune dans le champ politique français.

A l'heure où la gauche est en pleine décomposition, incapable de se réinventer et de proposer aux Français un nouveau chemin de progrès, nous voulons raviver un message oublié : celui d'une gauche libérale, celle des Lumières, du Droit et de la Raison, qui a inspiré la Révolution de 1789 et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

A mille lieues des recettes étatistes et collectivistes éternellement recyclées par la vieille gauche, nous appelons à la renaissance d'une gauche individualiste et émancipatrice qui se donne pour nouvelle frontière, comme l'a fort bien dit un député socialiste il y a quelques temps, de "donner à chaque individu les moyens de son autonomie".

Ce n'est pas en renforçant encore les pouvoirs de l'Etat et des administrations que nous construirons une société plus juste, mais bien en favorisant l'accès de chacun aux marchés et aux savoirs, par l'abolition des privilèges et des statuts particuliers et par la promotion de l’initiative individuelle et la responsabilité de tous.

La liberté ne s'oppose pas à la justice sociale, elle en est le socle.

Pour nous rejoindre ou pour être tenu au courant du développement de l'association, écrivez-nous à :
info@libgauche.fr.

En attendant notre nouveau site, actuellement en construction, vous pouvez nous retrouver sur notre page
Facebook.

samedi 21 novembre 2009

Réunion publique des Libéraux de progrès - mardi 24 novembre à La Caravane

Les élections internes d’Alternative Libérale, auxquelles la liste « Pour un libéralisme de progrès » a participé et obtenu 25,5% des suffrages, ont été l’occasion d’une clarification salutaire quant au chemin que ce parti souhaite emprunter dans les prochaines années.
 
Aux trois quarts, les adhérents d’AL ont fait le choix de la normalisation, espérant ainsi marcher sur les traces de feu Démocratie Libérale.
 
Nous leur proposions un choix plus audacieux, celui d’un parti libéral progressiste, attaché d’abord à la défense des droits civiques et des libertés individuelles, et capable de proposer aux Français une politique économique libérale qui ne soit pas perçue comme antisociale.
 
Il résulte de cette élection, mode de scrutin majoritaire oblige, au Bureau comme au Conseil National, que plus aucun représentant des « Libéraux de progrès » n’occupe désormais de fonction dans Alternative Libérale.
 
Pourtant, une dynamique est née de cette campagne : une quarantaine d’adhérents ont clairement montré leur intérêt pour le projet que nous proposions, sans compter les anciens militants et les fondateurs qui nous ont soutenus. Plusieurs nous ont expressément demandé de ne pas en rester là, quelque soit le résultat.
 
Alors, nous n’allons pas en rester là…
 
Le moment est venu que nous prenions la parole en toute liberté, à travers la fondation d’un nouveau mouvement regroupant tous les libéraux de progrès, libéraux de gauche, libéraux libertaires et autres sociaux-libéraux, y compris ceux qui hésitaient jusqu’à présent à rejoindre AL ou ceux qui l’ont quittée à un moment ou un autre pour rejoindre d’autres formations.
 
La création de ce nouveau mouvement se fera sans drame ni scission, en toute amitié avec les autres formations libérales. Un projet de fédération des libéraux est désormais sur la table, comme l’a proposé le nouveau président d’Alternative Libérale pendant la campagne. De surcroit, les nouveaux statuts d’Alternative Libérale permettant la double-appartenance, ceux qui voudront s’engager dans le nouveau mouvement n’auront pas à abandonner leur carte.
 
Aussi, nous vous invitons à un premier rendez-vous, mardi prochain à Paris, pour vous présenter les grandes lignes du projet que nous avons imaginé pour que s’exprime enfin la voix des libéraux de progrès en France, et que nous en précisions les contours ensemble.
 
Après une brève présentation, nous répondrons à toutes les questions des participants puis débattrons librement de l’avenir libéral de la gauche que nous souhaitons favoriser. Ce rendez-vous sera bien sur l’occasion pour ceux qui le souhaitent de se porter volontaires dès maintenant pour prendre part à la construction du nouveau mouvement.
 
Nous vous donnons donc rendez vous mardi 24 novembre, à 19h30, à “La Caravane”, 35 rue de la Fontaine au Roi, dans le 11e arrondissement de Paris.
 
L’endroit est sympathique, à quelques minutes des métros République, Parmentier et Goncourt, une salle nous sera réservée et on pourra bien sûr y boire et y manger.
 
Nous comptons sur votre présence, et n’hésitez pas à inviter vos amis !
 
Inscrivez-vous dès maintenant à l’événement sur Facebook.

lundi 9 novembre 2009

Ma profession de foi « Pour un libéralisme de progrès »

Chers adhérents d’Alternative Libérale,
 
J’ai rejoint notre parti en janvier 2007 parce qu’il proposait une voie encore inédite à mes yeux en politique française : celle d’un libéralisme cohérent, « grand angle », se définissant au-delà des traditionnelles notions de « droite » et de « gauche ».
 
Au cours de ces trois années, j’ai été élu au Conseil National sur la liste « Pour une Europe politique et libérale », puis vice-président, dans le Bureau mené par Sabine Herold.
 
Cependant, Alternative Libérale n’a, jusqu’à ce jour, pas tenu ses promesses. Malgré les efforts de tous, les résultats électoraux sont décevants et le nombre d’adhérents fond d’année en année. Il est nécessaire de remettre en question notre modèle, afin de réellement servir nos idées.
 
Au cours de mon expérience au Bureau, j’ai réalisé l’écart qui existait au sein d’Alternative Libérale entre les idées défendues dans notre programme, sur lesquelles j’ai adhéré, et qui me semblaient justes, et des choix de communication timides, résultant d’interminables négociations internes, simplement pour défendre ce programme !
 
Intimement convaincu de la pertinence du combat pour les droits fondamentaux et les libertés individuelles, j’ai été confronté de nombreuses fois au refus de communiquer sur certains des thèmes de notre programme, pourtant parfaitement d’actualité.
 
Arrivant au terme de mon mandat, j’envisageais de laisser la place, lassé de voir que mes idées n’étaient pas suffisamment portées par l’équipe à laquelle j’appartenais. Alors, quand David Poryngier m’a présenté son projet « Pour un libéralisme de progrès », j’y ai vu une lueur d’espoir, la possibilité qu’enfin Alternative Libérale devienne le parti auquel j’avais cru adhérer en 2007, et j’ai immédiatement accepté d’être candidat à ses côtés.
 
Si vous nous accordez votre confiance, je m’emploierai, au sein du futur Bureau, à rechercher des relais au sein des nombreuses associations qui mènent des combats de Liberté : de la défense de la liberté d’expression et de la presse à la liberté d’entreprendre et l’accès au marché, en passant par le droit de disposer de son corps ou encore la lutte contre la corruption, en France et dans le monde.
 
Je suis convaincu que cette démarche nous permettra d’être plus en phase avec les réalités que vivent nos concitoyens, de trouver des idées et des propositions nouvelles et de faire entendre notre message plus efficacement au sein de la société française.
 
Il est temps d’assumer pleinement notre identité de parti libéral authentique : nous devons faire entendre une voix plus forte sur les questions de Droits de l’Homme, de droits civiques et de libertés individuelles, en présentant la liberté économique comme découlant naturellement de ces principes. Nous réussirons ainsi à convaincre plus largement de la pertinence de nos idées.
 
C’est pourquoi je vous appelle à voter pour la liste « Pour un libéralisme de progrès » au Bureau d’Alternative Libérale, et pour ses candidats au Conseil National.
 
Librement,
 
Matthieu Longobardi
Candidat à la vice-présidence
 
Découvrez les professions de foi d'Alain Cohen-Dumouchel, Amelle Jahidi et Christian Tarro Tomà sur  notre site de campagne : http://liberaux-de-progres.fr.

dimanche 27 septembre 2009

Retraites : pour une infinité de régimes spéciaux !

La question de retraites est une question récurrente dans le débat public. Certainement parce que personne n'a vraiment voulu la traiter jusqu'au bout.
 
C'est une question complexe, qui touche des sujets sensibles, voire tabous : espérance de vie, vieillesse, pénibilité du travail.
 
Mais la façon dont le débat est posé montre l'impasse où mènent les solutions collectivistes. Non, il n'est pas raisonnable, ni même juste, de demander à ce que chacun travaille le même nombre d'années.
                                                                                                                                                                  
Cela relève de l'évidence : tout le monde n'a pas la même espérance de vie, et celle-ci dépend notamment du métier exercé.
 
Par ailleurs, deux individus ayant la même espérance de vie peuvent avoir des souhaits différents pour leur retraite : arrêter de travailler plus tôt, quitte à recevoir une pension plus faible ; cotiser plus pour pouvoir recevoir une pension plus importante ou travailler moins longtemps... Je ne considère pas pertinent d'imposer un modèle, que ce soit au nom de la "valeur travail" ou de la "répartition du travail". Je revendique pour chacun le droit de juger ce qui lui convient.
 
Faut-il pour autant mettre en place un système et une administration complexes pour calculer et prendre en compte ces différences d'espérance de vie, et offrir le choix entre de nombreuses formules, souples, pour que chacun puisse faire son choix ?
 
Pourquoi pas, mais les assureurs disposent déjà des outils pour faire ces calculs. De plus, la concurrence entre eux permettra à chacun d’obtenir la solution qui est le plus à son avantage, selon ses propres critères.
 
Une bonne gestion du risque repose aussi sur une diversification des moyens employés pour s’assurer un revenu futur. Il n’est pas très sain de concentrer sur un seul système l’ensemble de son épargne retraite : pourquoi ne pas laisser chacun répartir cette épargne entre différents organismes proposant une retraite par répartition ou par capitalisation.  Cela permettra en outre à chaque personne de gérer la préparation de sa retraite en fonction de sa sensibilité au risque.
 
Nous aurons ainsi une infinité de régimes spéciaux : des solutions individuelles, adaptées à la personnalité et au profil de chacun.
 
Bien sûr, ce sujet est aussi particulièrement complexe parce qu’il faut gérer la transition, l’héritage des décisions du passé : des millions de personnes ont cotisé pendant des dizaines d’années, de façon obligatoire, pour financer les pensions des retraités de l’époque. L’État, via les organisations paritaires, n’a pas provisionné l’engagement qu’il prenait, en échange, de verser à l’avenir des retraites à ces cotisants. Il faudra pourtant bien les verser.
 
Pour financer cette dépense à laquelle l’État s’est engagé – au moins moralement – sans en assurer le financement, on peut envisager la mise en place d’un droit de sortie pour ceux qui souhaiteront quitter le système actuel. Ce droit de sortie permettra à la fois de financer les pensions des retraités actuels et de donner la possibilité à ceux qui le souhaitent de continuer à bénéficier de ce système.

mardi 1 septembre 2009

Première étape pour l’alternance en 2012 : la gauche fait l’actualité


L’été a été favorable à la gauche. Grâce aux interventions de Manuel Valls et d’Arnaud Montebourg pour secouer la machine, le PS a structuré son débat interne, et il a arrêté de subir l’actualité : il la fait. Il est sorti des réactions stériles, prévisibles et systématiques aux annonces du gouvernement, pour se lancer pleinement dans la préparation des élections de 2012.

Le débat est passionnant : positionnement, forme des primaires, axes de communication, alliances… Tout est ouvert, et cela promet deux années de débat très riche.

Cette fois, le débat est à gauche, et c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent faire vaciller l’UMP conservatrice : le moment est venu de rebattre les cartes et de redessiner le paysage politique.

La gauche qui en sortira pourra-t-elle être libérale ? Le terrain est favorable, les idées avancent, la création du Parti de Gauche à l’extérieur du PS le libère, mais il reste de nombreux obstacles à franchir sur la route de la Liberté, comme Martine Aubry nous le confirme à chaque intervention.

mercredi 22 juillet 2009

Exposition Graffiti à la Fondation Cartier


Je vous recommande l'exposition « Né dans la rue — Graffiti », très intéressante pour découvrir l'histoire de ce mouvement, et son actualité.
 
La remise en question des règles de nos sociétés par les graffeurs conduit à s'interroger sur celles-ci, et leurs conséquences.

Publicité, propriété, gratuité, visibilité, art, uniformité des règles d'urbanisme... Autant de thèmes de réflexion.

À voir, et à suivre !

lundi 8 juin 2009

17051 voix pour AL aux Européennes

17051 citoyenNEs ont déposé un bulletin AL dans l'urne hier. C'est 10000 de plus qu'aux législatives de 2007, et ce fut pour certains d'entre eux l'issue d'un parcours du combattant !
En effet, de nombreux bureaux de vote n'ont pas reçu suffisamment de bulletins, en raison d'une répartition inégale des bulletins entre les bureaux. Seuls les électeurs ayant imprimé le leur ont alors pu voter AL.
Cependant, et même si notre progression en notoriété est certaine, ce résultat est décevant, comparé à ce que nous espérions. J'y consacrerai un prochain article.

lundi 27 avril 2009

Le MoDem a créé un espace politique, que les libéraux vont occuper


La campagne de François Bayrou lors de l’élection présidentielle de 2007 a ouvert des portes : un grand nombre de Français a choisi de renoncer au clivage droite-gauche pour s’avancer sur une nouvelle voie, au contenu encore mal défini.
Ce nouvel espace, le MoDem semble aujourd’hui avoir des difficultés à le remplir. Ses propositions ne constituent pas une alternative à la droite conservatrice et à la gauche socialiste : elles sont plutôt une synthèse des deux, voire un refus de choisir, même si sa communication penche plutôt à gauche aujourd'hui.
Les Français qui avaient cru en cette troisième voie se retrouvent donc orphelins d’une ligne politique offrant une véritable alternative. C’est à reculons qu’ils regagnent progressivement les partis « traditionnels », faute de mieux.
Pourtant, la véritable troisième dimension de la vie politique est bien en train de naître : depuis 2006, Alternative Libérale se construit en toute indépendance, avec un message fort, clairement identifiable. Ce message ne peut s’assimiler à celui de la droite conservatrice ou de la gauche socialiste, il est fondamentalement différent, il constitue une véritable alternative, celle de la Liberté.
Les électeurs du MoDem ont compris que ni le dirigisme de droite, ni le dirigisme de gauche ne pouvaient répondre à leurs attentes. Gageons qu’ils ne soutiendront pas longtemps un « dirigisme du centre », cherchant à associer les idéologies conservatrices et socialistes. Nombre d’entre eux préfèreront la véritable alternative que constitue la liberté individuelle.
Partant de là, l’avenir du paysage politique français est ouvert. Dans les prochaines années, le MoDem deviendra-t-il libéral, incarnant de façon claire cette alternative aux conservateurs et aux socialistes ? Libéraux et Démocrates finiront-ils par se rejoindre pour acter clairement le choix de la Liberté, comme on le voit chez certains de nos voisins européens ? Ou alors le MoDem refusera-t-il ce choix de l’avenir, laissant à Alternative Libérale la possibilité d’occuper seule la place ?  Dans tous les cas, la dimension libérale, troisième pôle de la vie politique, est enfin en train de naître en France.

dimanche 19 avril 2009

La troisième dimension de la vie politique


J’évoque régulièrement le fait que le libéralisme en général, et Alternative Libérale en particulier, constituent la troisième voie de la vie politique. Je vous propose d’entrer plus en détail dans ce qui la constitue.
En résumé, cette troisième voie, ce troisième pôle s’articule de façon cohérente autour de l’idée de Liberté.

Liberté en politique : les libéraux défendent des institutions lisibles, représentatives, et garantissant le respect des droits des chacun, notamment par la séparation des pouvoirs : élection de l’Assemblée nationale à la proportionnelle, indépendance et renforcement des moyens de la Justice, séparation claire des pouvoirs entre le Parlement et le gouvernement.
Liberté en économie : les libéraux défendent une organisation de l’économie permettant aux individus de s’organiser librement pour produire – ce qui passe par une simplification de notre code du travail, et une plus grande liberté contractuelle – et pour échanger – simplification et réduction des impôts et taxes sur les revenus, la consommation, les bénéfices. L’activité économique ne peut se baser sur la subvention : les revenus des acteurs économiques doivent être liés leur capacité à répondre aux attentes de leurs clients plutôt qu’à celles des hommes politiques. Ces réformes impliquent de grands changements dans l’organisation de notre administration, afin de la rendre plus efficiente.
Liberté dans le domaine social : les libéraux considèrent que chacun doit être libre de ses choix de vie et n’a pas à se conformer à un modèle et des valeurs imposées d’en-haut. Pour permettre l’exercice de cette liberté, Alternative Libérale défend la mise en place d’un revenu universel, qui viendrait remplacer les différents minima sociaux : la complexité du système actuel d’aides induit de nombreux effets pervers et le rend illisible, favorisant les « connaisseurs » et ceux qui rentrent dans les cases prévues pas le gouvernement. De même, l’éducation est un enjeu fondamental ; il est indispensable de permettre la diversité des cursus, en fonction des capacités, des choix et des goûts ce chacun.
Liberté dans le domaine sociétal : les libéraux défendent le droit de chacun de vivre sa vie comme il le souhaite, dans la mesure où il ne nuit pas aux autres. Alternative Libérale souhaite ainsi notamment expérimenter la légalisation du cannabis, et mettre fin à l’inégalité de traitement entre les couples homo- et hétérosexuels. Cette règle, qui fixe comme limite à la liberté le respect des droits de chacun, implique aussi une responsabilité environnementale : chacun doit être redevable des dégradations qu’il cause à l’environnement, dans la mesure où elles ont un impact sur les autres.

Quoique cohérente, l’association de ces propositions remet en question les schémas de pensée traditionnels en France : affranchissement social et dirigisme économique à gauche, dirigisme moral et relative liberté économique à droite. L’existence de partis au positionnement similaire chez nos voisins (le FDP en Allemagne, les Progressive Democrats en Irlande…) et la montée rapide, en termes d’audience, d’Alternative Libérale, montre que ce positionnement correspond pourtant à l’attente d’une partie des citoyens.