lundi 27 avril 2009

Le MoDem a créé un espace politique, que les libéraux vont occuper


La campagne de François Bayrou lors de l’élection présidentielle de 2007 a ouvert des portes : un grand nombre de Français a choisi de renoncer au clivage droite-gauche pour s’avancer sur une nouvelle voie, au contenu encore mal défini.
Ce nouvel espace, le MoDem semble aujourd’hui avoir des difficultés à le remplir. Ses propositions ne constituent pas une alternative à la droite conservatrice et à la gauche socialiste : elles sont plutôt une synthèse des deux, voire un refus de choisir, même si sa communication penche plutôt à gauche aujourd'hui.
Les Français qui avaient cru en cette troisième voie se retrouvent donc orphelins d’une ligne politique offrant une véritable alternative. C’est à reculons qu’ils regagnent progressivement les partis « traditionnels », faute de mieux.
Pourtant, la véritable troisième dimension de la vie politique est bien en train de naître : depuis 2006, Alternative Libérale se construit en toute indépendance, avec un message fort, clairement identifiable. Ce message ne peut s’assimiler à celui de la droite conservatrice ou de la gauche socialiste, il est fondamentalement différent, il constitue une véritable alternative, celle de la Liberté.
Les électeurs du MoDem ont compris que ni le dirigisme de droite, ni le dirigisme de gauche ne pouvaient répondre à leurs attentes. Gageons qu’ils ne soutiendront pas longtemps un « dirigisme du centre », cherchant à associer les idéologies conservatrices et socialistes. Nombre d’entre eux préfèreront la véritable alternative que constitue la liberté individuelle.
Partant de là, l’avenir du paysage politique français est ouvert. Dans les prochaines années, le MoDem deviendra-t-il libéral, incarnant de façon claire cette alternative aux conservateurs et aux socialistes ? Libéraux et Démocrates finiront-ils par se rejoindre pour acter clairement le choix de la Liberté, comme on le voit chez certains de nos voisins européens ? Ou alors le MoDem refusera-t-il ce choix de l’avenir, laissant à Alternative Libérale la possibilité d’occuper seule la place ?  Dans tous les cas, la dimension libérale, troisième pôle de la vie politique, est enfin en train de naître en France.

dimanche 19 avril 2009

La troisième dimension de la vie politique


J’évoque régulièrement le fait que le libéralisme en général, et Alternative Libérale en particulier, constituent la troisième voie de la vie politique. Je vous propose d’entrer plus en détail dans ce qui la constitue.
En résumé, cette troisième voie, ce troisième pôle s’articule de façon cohérente autour de l’idée de Liberté.

Liberté en politique : les libéraux défendent des institutions lisibles, représentatives, et garantissant le respect des droits des chacun, notamment par la séparation des pouvoirs : élection de l’Assemblée nationale à la proportionnelle, indépendance et renforcement des moyens de la Justice, séparation claire des pouvoirs entre le Parlement et le gouvernement.
Liberté en économie : les libéraux défendent une organisation de l’économie permettant aux individus de s’organiser librement pour produire – ce qui passe par une simplification de notre code du travail, et une plus grande liberté contractuelle – et pour échanger – simplification et réduction des impôts et taxes sur les revenus, la consommation, les bénéfices. L’activité économique ne peut se baser sur la subvention : les revenus des acteurs économiques doivent être liés leur capacité à répondre aux attentes de leurs clients plutôt qu’à celles des hommes politiques. Ces réformes impliquent de grands changements dans l’organisation de notre administration, afin de la rendre plus efficiente.
Liberté dans le domaine social : les libéraux considèrent que chacun doit être libre de ses choix de vie et n’a pas à se conformer à un modèle et des valeurs imposées d’en-haut. Pour permettre l’exercice de cette liberté, Alternative Libérale défend la mise en place d’un revenu universel, qui viendrait remplacer les différents minima sociaux : la complexité du système actuel d’aides induit de nombreux effets pervers et le rend illisible, favorisant les « connaisseurs » et ceux qui rentrent dans les cases prévues pas le gouvernement. De même, l’éducation est un enjeu fondamental ; il est indispensable de permettre la diversité des cursus, en fonction des capacités, des choix et des goûts ce chacun.
Liberté dans le domaine sociétal : les libéraux défendent le droit de chacun de vivre sa vie comme il le souhaite, dans la mesure où il ne nuit pas aux autres. Alternative Libérale souhaite ainsi notamment expérimenter la légalisation du cannabis, et mettre fin à l’inégalité de traitement entre les couples homo- et hétérosexuels. Cette règle, qui fixe comme limite à la liberté le respect des droits de chacun, implique aussi une responsabilité environnementale : chacun doit être redevable des dégradations qu’il cause à l’environnement, dans la mesure où elles ont un impact sur les autres.

Quoique cohérente, l’association de ces propositions remet en question les schémas de pensée traditionnels en France : affranchissement social et dirigisme économique à gauche, dirigisme moral et relative liberté économique à droite. L’existence de partis au positionnement similaire chez nos voisins (le FDP en Allemagne, les Progressive Democrats en Irlande…) et la montée rapide, en termes d’audience, d’Alternative Libérale, montre que ce positionnement correspond pourtant à l’attente d’une partie des citoyens.