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mardi 17 avril 2012

Encore un vote pour Bayrou

Malgré l’aventure d’Alternative Libérale, commencée en 2006, et qui m’a notamment amené à être candidat aux élections européennes de 2009, l’élection présidentielle de 2012 donne une idée du chemin qui reste à parcourir en France pour les idées libérales : du point de vue de ce rendez-vous, on dirait même que rien n’a changé.
 
Après mon vote de 2007, je me retrouve donc à voter de nouveau pour François Bayrou.

Son ambition de renouveau de la vie politique a encore diminué : je me plaignais qu’il ne prévoie à l’époque que 50% de députés élus à la proportionnelle, il n’en envisage aujourd’hui plus que 25%. Par ailleurs, sa volonté de restaurer un « Commissariat aux Stratégies » ne peut que sembler inquiétant pour un libéral, même s’il ne s’agit en réalité que de favoriser les synergies. Sans compter son ambigüité sur le thème du logement et un éventuel « contrôle des loyers ».
 
Il n’en reste pas moins que, comparé aux trois autres élus potentiels – Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon – il est celui qui tient le discours le plus libéral. C’est d’abord  un candidat très modeste en promesses de dépenses nouvelles, et son plan de lutte contre la dette, qui inclut une réduction significative des dépenses, est certes un peu moins ambitieux que celui de Nicolas Sarkozy, mais on connaît à présent la valeur de ce genre d’engagements de la part de ce dernier.
 
Il se montre par ailleurs modéré et raisonnable sur les sujets économiques, soulignant par exemple que la création de nouvelles activités, de nouvelles entreprises, serait bien plus favorisée si l’on s’autorisait à arrêter celles qui perdent de leur pertinence, alors que les autres candidats défilent au chevet des industries mourantes pour promettre de les faire vivre quelques mois de plus, aux frais des contribuables en général, et donc des secteurs innovants et véritablement créateurs de richesse en particulier.
 
Il est aussi celui qui empêche chacun des deux « camps » de trop céder à la tentation de se rapprocher de son extrême respectif. S’il ne parvient pas au second tour, mais réussit à faire un score honorable, il contraindra les deux candidats restants, et donc le futur élu, à ne pas trop s’éloigner des valeurs démocrates et humanistes.
 
Enfin, sa recherche d’unité nationale, sa volonté de rejeter toute politique qui se montrerait agressive vis-à-vis d’une partie de la population – chaque camp ayant ses boucs émissaires – le rapprochent aussi des valeurs libérales : l’idéal serait que rien ne soit imposé à un individu sans son consentement.

Je vais donc voter pour François Bayrou dimanche prochain. Sûrement aussi parce que l’idée d’avoir un Président agrégé de Lettres classiques et qui se pose en défenseur de la vérité entre particulièrement en résonance avec ce que j’aimerais voir plus présent dans les discours et les débats politiques : la culture et la raison.

mardi 10 avril 2007

Libéral mais pragmatique, je vote Bayrou

Ma décision est prise. Après lecture de son « Projet d’espoir », et même si je dois avouer que l’ensemble de ses propositions est loin de me satisfaire, je voterai pour François Bayrou à la prochaine élection présidentielle.
En effet, selon moi, les propositions précises, concrètes, ne sont pas le cœur de cette élection. Le but est d’élire le prochain Président de la République, pas de donner une image de l’état de l’opinion publique sur différents sujets ponctuels.
Je voterai donc pour celui qui, parmi ceux qui risquent de remporter cette élection, me convient le mieux comme Président.
Selon moi, quatre candidats peuvent, a priori, accéder au second tour : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen et François Bayrou. Il se trouve que je préfèrerais voir François Bayrou élu, loin devant les autres.
Une des raisons principales de ce choix est la réforme institutionnelle qu’il propose. 50% de députés élus à la proportionnelle, ce n’est que la moitié du chemin à parcourir, mais cela donnera quand même un peu d’air à la démocratie. Et cela devrait permettre, à terme, aux libéraux de pouvoir s’exprimer et d’être représentés de façon autonome à l’Assemblée Nationale.
S’y ajoute la volonté d’accueillir le plus de monde possible dans le gouvernement de la France. Les libéraux devrait y trouver leur place ; bien plus que dans un gouvernement UMP ou un gouvernement socialiste.
  
Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas pour moi de prendre ma carte à l’UDF (quel que soit son futur nom), mais bien de soutenir un candidat, en raison des circonstances.
Le temps du combat sans compromis pour les idées viendra par la suite. Aux législatives, même si elles seront encore au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Puis aux municipales et surtout aux européennes, ces élections à la proportionnelle, où l’on peut exprimer sa nuance politique authentiquement et sans effet pervers.