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samedi 15 avril 2017

Pour un renouvellement profond et serein de la vie politique, votons pour Emmanuel Macron


Nous sommes à quelques jours de l’élection présidentielle, et les extrêmes menacent : le second tour semble pouvoir s’ouvrir à deux candidats, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui prônent, avec plus ou moins de circonvolutions verbales, la sortie de l’Euro, de l’Union Européenne, voire de l’Otan, le rapprochement avec des États comme la Russie et l’Iran, et qui avancent un programme économique dévastateur qui ne manquera pas de ruiner le début de timide reprise qui semble se dessiner dans notre pays (très légère baisse du chômage, douce reprise des investissements).

Du point de vue économique, il semble, toutes proportions gardées, que les Français soient en train d’envisager de suivre l’exemple grec, où les électeurs, à un moment où l’économie du pays semblait sur le point de repartir, ont décidé de replonger en votant pour l’extrême gauche début 2015. Ils ne s’en sont toujours pas remis.

Dans ce contexte, le choix que nous ferons le 23 avril doit être un choix de responsabilité.



Le vote Macron, vote de rassemblement



Au moment de voter, et alors que vous envisagez peut-être un vote « plaisir », pour « mettre un coup de pied dans la fourmilière », ou pour « renverser la table », pensez à la suite, et souvenez-vous du 21 avril 2002 : vous vous serez peut-être fait plaisir au premier tour, mais avec quelles conséquences ? Vous risquez fort de devoir choisir entre deux candidat/e/s que vous détestez, et l’un/e des deux deviendra Président/e de la République.

Et même, si le candidat que vous choisiriez au premier tour se qualifiait pour le second, peut-être vous rendrez-vous compte à ce moment-là seulement que vous ne voulez pas vraiment tout casser. Peut-être vous rendrez-vous compte à ce moment-là seulement qu’une voie plus apaisée pour mener les réformes aurait été préférable, et aurait mieux permis d’atteindre vos objectifs. Il sera alors peut-être trop tard.

Beaucoup d’entre vous se disent « je pourrai toujours voter pour Macron au second tour » : encore faut-il que suffisamment de monde vote pour lui au premier tour pour qu’il y parvienne ! Plutôt que de tenter de faire passer, par votre vote de premier tour, des idées que vous savez minoritaires, et si vous choisissiez la voie de l’équilibre, et de l’attention à l’opinion de chacun (y compris donc à la vôtre !) ?

Peut-être Emmanuel Macron n’est-il pas votre premier choix, mais qu’il arrive en second, comme c’est le cas pour une large majorité de Français ? Et si nous essayions d’avoir pour une fois un président qui n’ait pas plus de la moitié du pays contre lui dès son élection ?

Ce discours vaut bien sûr pour ceux qui envisagent de voter pour François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, ou quelques autres.

Et même, si vous envisagez de voter pour Marine Le Pen, il se pourrait bien aussi que le choix d’Emmanuel Macron se révèle plus pertinent : parce que l’élection de Marine Le Pen risque d’amener le contraire de ce que vous souhaitez. Vous voulez une France prospère ? En sortant de la zone euro et en mettant de barrières douanières à ses portes, la France, dont l’économie dépend fortement des importations et des exportations, connaîtrait une crise profonde, avec pour conséquence une baisse du niveau de vie de chacun. Vous voulez une France forte ? Avec Marine Le Pen, la France se couperait de ses alliés, qui défendent les mêmes valeurs que les nôtres, pour aller s’associer, et peut-être se soumettre, à la Russie poutinienne dont on voit bien qu’elle ne partage pas grand-chose avec nous ; la France pèsera donc moins, ses valeurs ne seront plus portées. Vous voulez une France apaisée, plus sûre ? L’élection de Marine Le Pen ne manquerait pas d’aviver les tensions ; et chacun sait que répondre à la violence par la violence ne fait qu’empirer la situation, entraînant les plus modérés vers la radicalisation.

Au contraire, faire retrouver une dynamique économique à la France améliorera le niveau de vie de chacun, surtout si l’on s’attache à ce que la dynamique profite à tous : c’est l’approche que propose Emmanuel Macron. Cette solidité économique retrouvée assainira aussi les finances publiques, et ce d’autant plus que l’on travaillera en même temps à moderniser l’État, à le simplifier, ce qui permettra d’allier économies et meilleur service rendu. Cela rendra la France plus crédible auprès de ses partenaires européens, et augmentera donc sa capacité à entraîner l’Europe entière avec elle au service des projets qu’elle défend : voilà ce que serait une France forte. Enfin, que chacun se sente intégré, accepté, chez lui en France, c’est le meilleur moyen d’obtenir un quotidien apaisé et sûr, et cela facilitera grandement la capacité à sanctionner les quelques-uns qui continueraient à enfreindre la loi. Cela passe par la dynamique économique, qui offrira des perspectives à chacun, mais cela passe aussi par une approche d’ouverture, exigeante sur les principes, mais qui favorise l’échange et construit la nation de manière vivante.

Contrairement à ce que certains veulent vous faire croire, cette approche n’a jamais été tentée sérieusement : à trop pencher d’un côté ou de l’autre, aucune voie équilibrée n’a jamais été trouvée, et chaque mouvement de balancier a contribué à augmenter les tensions. C’est le moment d’en sortir.




Le vote Macron, un vote « pour »



La candidature d’Emmanuel Macron est ainsi la voie d’un rassemblement large, qui permet finalement de cesser de voter contre, ou de voter par défaut.

Bien sûr, vous n’êtes probablement pas à 100 % en phase avec les propositions d’Emmanuel Macron : seul lui peut l’être ! Mais le principe de la démocratie consiste à faire travailler l’ensemble du peuple, collectivement, et à se mettre d’accord sur les décisions à prendre, qui ne plaisent pas à tout le monde sans doute, qui ne sont pas ce que chacun aurait fait s’il était tout seul, mais qui correspondent à ce qui convient au plus grand nombre. Cela implique des compromis, c’est inévitable, sinon aucune majorité ne peut être trouvée.

Et si, comme cela semble être la volonté d’Emmanuel Macron, on se souciait en plus de prendre des mesures qui soient acceptables aussi par ceux qui ne les soutiennent pas directement ? Et si on recherchait l’apaisement, le consensus, pour sortir des affrontements systématiques et caricaturaux ?

Paradoxalement, cela permettra des réformes plus profondes, et plus intelligentes. Lorsque l’on réforme contre une partie de la population – et parfois une partie majoritaire ! – cela se passe généralement dans la tension, et plus personne ne cherche à convaincre, ni à améliorer sa propre proposition. Dans le dialogue au contraire, si chacun se soucie de ce que pense l’autre, et cherche à avancer vers la solution la plus pertinente, en acceptant d’entendre toutes les critiques constructives, c’est tout le monde qui progresse, et le climat plus serein qui en découle profite à tous.

Vous me direz que dans tout cela, je ne parle pas très concrètement de programme. C’est que c’est avant tout un état d’esprit, et une méthode, qui me semblent pertinents ici. Cette méthode implique que l’on ne peut pas prévoir d’avance le détail de ce qui sera mis en œuvre, puisque cela dépendra du débat public des cinq prochaines années, avec le Parlement, avec les partenaires sociaux, avec les associations, avec l’ensemble des citoyens. Mais l’état d’esprit affiché donne un cap, il définit la direction que propose Emmanuel Macron : liberté, progressisme, construction européenne, égalité des chances. Le programme, détaillé ici, expose sur chaque thème les grandes lignes, la feuille de route.
La suite, le détail des modalités, ce sera à nous tous d’y travailler, à travers notre action, ou en échangeant avec nos représentants : la démocratie ne doit plus se limiter à voter une fois tous les cinq ans. 


Voilà donc les raisons qui m’amènent à voter, et à vous inciter à voter, pour Emmanuel Macron dès le 23 avril prochain : après, il sera peut-être trop tard.

mardi 22 décembre 2009

GL devient le Mouvement de Libéraux de Gauche (MLG)

Nous avons déposé hier les statuts du Mouvement des Libéraux de Gauche.

David Poryngier en est le président, François Delpeuch le trésorier, et j'en suis le secrétaire général.

Le Mouvement des Libéraux de Gauche est une nouvelle formation politique qui veut rassembler tous les libéraux de progrès, libéraux de gauche, libéraux-libertaires et autres sociaux-libéraux qui ne trouvent aujourd'hui aucune tribune dans le champ politique français.

A l'heure où la gauche est en pleine décomposition, incapable de se réinventer et de proposer aux Français un nouveau chemin de progrès, nous voulons raviver un message oublié : celui d'une gauche libérale, celle des Lumières, du Droit et de la Raison, qui a inspiré la Révolution de 1789 et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

A mille lieues des recettes étatistes et collectivistes éternellement recyclées par la vieille gauche, nous appelons à la renaissance d'une gauche individualiste et émancipatrice qui se donne pour nouvelle frontière, comme l'a fort bien dit un député socialiste il y a quelques temps, de "donner à chaque individu les moyens de son autonomie".

Ce n'est pas en renforçant encore les pouvoirs de l'Etat et des administrations que nous construirons une société plus juste, mais bien en favorisant l'accès de chacun aux marchés et aux savoirs, par l'abolition des privilèges et des statuts particuliers et par la promotion de l’initiative individuelle et la responsabilité de tous.

La liberté ne s'oppose pas à la justice sociale, elle en est le socle.

Pour nous rejoindre ou pour être tenu au courant du développement de l'association, écrivez-nous à :
info@libgauche.fr.

En attendant notre nouveau site, actuellement en construction, vous pouvez nous retrouver sur notre page
Facebook.

lundi 9 novembre 2009

Ma profession de foi « Pour un libéralisme de progrès »

Chers adhérents d’Alternative Libérale,
 
J’ai rejoint notre parti en janvier 2007 parce qu’il proposait une voie encore inédite à mes yeux en politique française : celle d’un libéralisme cohérent, « grand angle », se définissant au-delà des traditionnelles notions de « droite » et de « gauche ».
 
Au cours de ces trois années, j’ai été élu au Conseil National sur la liste « Pour une Europe politique et libérale », puis vice-président, dans le Bureau mené par Sabine Herold.
 
Cependant, Alternative Libérale n’a, jusqu’à ce jour, pas tenu ses promesses. Malgré les efforts de tous, les résultats électoraux sont décevants et le nombre d’adhérents fond d’année en année. Il est nécessaire de remettre en question notre modèle, afin de réellement servir nos idées.
 
Au cours de mon expérience au Bureau, j’ai réalisé l’écart qui existait au sein d’Alternative Libérale entre les idées défendues dans notre programme, sur lesquelles j’ai adhéré, et qui me semblaient justes, et des choix de communication timides, résultant d’interminables négociations internes, simplement pour défendre ce programme !
 
Intimement convaincu de la pertinence du combat pour les droits fondamentaux et les libertés individuelles, j’ai été confronté de nombreuses fois au refus de communiquer sur certains des thèmes de notre programme, pourtant parfaitement d’actualité.
 
Arrivant au terme de mon mandat, j’envisageais de laisser la place, lassé de voir que mes idées n’étaient pas suffisamment portées par l’équipe à laquelle j’appartenais. Alors, quand David Poryngier m’a présenté son projet « Pour un libéralisme de progrès », j’y ai vu une lueur d’espoir, la possibilité qu’enfin Alternative Libérale devienne le parti auquel j’avais cru adhérer en 2007, et j’ai immédiatement accepté d’être candidat à ses côtés.
 
Si vous nous accordez votre confiance, je m’emploierai, au sein du futur Bureau, à rechercher des relais au sein des nombreuses associations qui mènent des combats de Liberté : de la défense de la liberté d’expression et de la presse à la liberté d’entreprendre et l’accès au marché, en passant par le droit de disposer de son corps ou encore la lutte contre la corruption, en France et dans le monde.
 
Je suis convaincu que cette démarche nous permettra d’être plus en phase avec les réalités que vivent nos concitoyens, de trouver des idées et des propositions nouvelles et de faire entendre notre message plus efficacement au sein de la société française.
 
Il est temps d’assumer pleinement notre identité de parti libéral authentique : nous devons faire entendre une voix plus forte sur les questions de Droits de l’Homme, de droits civiques et de libertés individuelles, en présentant la liberté économique comme découlant naturellement de ces principes. Nous réussirons ainsi à convaincre plus largement de la pertinence de nos idées.
 
C’est pourquoi je vous appelle à voter pour la liste « Pour un libéralisme de progrès » au Bureau d’Alternative Libérale, et pour ses candidats au Conseil National.
 
Librement,
 
Matthieu Longobardi
Candidat à la vice-présidence
 
Découvrez les professions de foi d'Alain Cohen-Dumouchel, Amelle Jahidi et Christian Tarro Tomà sur  notre site de campagne : http://liberaux-de-progres.fr.

mardi 1 septembre 2009

Première étape pour l’alternance en 2012 : la gauche fait l’actualité


L’été a été favorable à la gauche. Grâce aux interventions de Manuel Valls et d’Arnaud Montebourg pour secouer la machine, le PS a structuré son débat interne, et il a arrêté de subir l’actualité : il la fait. Il est sorti des réactions stériles, prévisibles et systématiques aux annonces du gouvernement, pour se lancer pleinement dans la préparation des élections de 2012.

Le débat est passionnant : positionnement, forme des primaires, axes de communication, alliances… Tout est ouvert, et cela promet deux années de débat très riche.

Cette fois, le débat est à gauche, et c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent faire vaciller l’UMP conservatrice : le moment est venu de rebattre les cartes et de redessiner le paysage politique.

La gauche qui en sortira pourra-t-elle être libérale ? Le terrain est favorable, les idées avancent, la création du Parti de Gauche à l’extérieur du PS le libère, mais il reste de nombreux obstacles à franchir sur la route de la Liberté, comme Martine Aubry nous le confirme à chaque intervention.

lundi 27 avril 2009

Le MoDem a créé un espace politique, que les libéraux vont occuper


La campagne de François Bayrou lors de l’élection présidentielle de 2007 a ouvert des portes : un grand nombre de Français a choisi de renoncer au clivage droite-gauche pour s’avancer sur une nouvelle voie, au contenu encore mal défini.
Ce nouvel espace, le MoDem semble aujourd’hui avoir des difficultés à le remplir. Ses propositions ne constituent pas une alternative à la droite conservatrice et à la gauche socialiste : elles sont plutôt une synthèse des deux, voire un refus de choisir, même si sa communication penche plutôt à gauche aujourd'hui.
Les Français qui avaient cru en cette troisième voie se retrouvent donc orphelins d’une ligne politique offrant une véritable alternative. C’est à reculons qu’ils regagnent progressivement les partis « traditionnels », faute de mieux.
Pourtant, la véritable troisième dimension de la vie politique est bien en train de naître : depuis 2006, Alternative Libérale se construit en toute indépendance, avec un message fort, clairement identifiable. Ce message ne peut s’assimiler à celui de la droite conservatrice ou de la gauche socialiste, il est fondamentalement différent, il constitue une véritable alternative, celle de la Liberté.
Les électeurs du MoDem ont compris que ni le dirigisme de droite, ni le dirigisme de gauche ne pouvaient répondre à leurs attentes. Gageons qu’ils ne soutiendront pas longtemps un « dirigisme du centre », cherchant à associer les idéologies conservatrices et socialistes. Nombre d’entre eux préfèreront la véritable alternative que constitue la liberté individuelle.
Partant de là, l’avenir du paysage politique français est ouvert. Dans les prochaines années, le MoDem deviendra-t-il libéral, incarnant de façon claire cette alternative aux conservateurs et aux socialistes ? Libéraux et Démocrates finiront-ils par se rejoindre pour acter clairement le choix de la Liberté, comme on le voit chez certains de nos voisins européens ? Ou alors le MoDem refusera-t-il ce choix de l’avenir, laissant à Alternative Libérale la possibilité d’occuper seule la place ?  Dans tous les cas, la dimension libérale, troisième pôle de la vie politique, est enfin en train de naître en France.