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jeudi 13 septembre 2007

Pour une responsabilité dans les services de transport de personnes

Le soir du 6 juillet 2007, j'ai subi un retard d'une heure suite au dépôt de pierres sur la voie par des individus qui ont été arrêtés par la suite, selon les informations fournies par le contrôleur. Évidemment, je ne reçois aucune indemnisation : la SNCF n'est pas responsable. D'ailleurs, les responsables sont identifiés, arrêtés. Je pourrais me porter partie civile à leur procès. Mais c'est une démarche dans laquelle je ne me lancerai pas : il faudrait que je m’informe sur les procédures à respecter, sur la date de leur procès, que je me rende disponible au bon moment… Au final, je juge que le temps passé ne vaut pas les quelques euros que je pourrais récupérer. 
 
Pourtant, mon agacement et mon sentiment d'injustice sont bien là. Pourquoi la SNCF ne m'indemnise-t-elle pas, elle qui peut se retourner contre les responsables ? On sent bien là une absence de culture de la responsabilité, et un certain fatalisme : « C’est comme ça, nous ne pouvons rien y faire, et nous ne sommes pas responsables ». 
 
Bien sûr, je pourrais tenter de prendre une assurance pour me couvrir, mais il est probable que si une compagnie proposait directement un contrat me garantissant une indemnisation dans ce genre de situations, je voyagerais avec elle. Cependant, la SNCF est aujourd’hui la seule à proposer le transport ferroviaire pour le trajet emprunté. Reste à espérer que les choses changent : depuis 1997 (d’après le document « Indemnisation en cas de retard dans les transports ferroviaires et aériens » de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports - FNAUT), les voyageurs sont indemnisés de 30% du prix du billet en bon d’achat lors d’un retard de plus d’une demi-heure imputable à la SNCF ; avant, c’était zéro dans tous les cas. Les conditions d’indemnisation évolueront peut-être. 
 
Dans un prochain article, je creuserai la question du monopole légal de la SNCF : entre la concurrence façon Commission Européenne, dont les dates d’application fluctuent, et les accords ponctuels accordés à des entreprises privées, cette question mérite une analyse.
 
Retrouvez quelques commentaires sur mon ancien blog.